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Croignon Cursan

par chantalin52 11 Mai 2012, 13:22

CROIGNON CURSAN 6 mai 2012


 

 

à l'arrivée                                                                                                                                                                  au départ

 

 

         

avant l'arrivée                                                                                 avant le départ

 

      

 On est presqu'arrivé               Tombés dans la boue             Tombée dans la peinture       On est presque parti

 

C’est bien ça. Vous y êtes. A l’entrée du village le panneau le signale : Croignon. Vous avez reconnu le clocher qui se profile derrière la dernière montée. Des gens se parlent devant un portail ouvert sur un jardin fleuri. De quoi peut-on bien s’entretenir en cette toute fin de matinée dominicale ? De la recette du jour ? Des élections ? Le soleil a rempli les nuages d’une éclatante  lumière blanche. Midi sonne. Les randonneurs arrêtés sur le parking de la mairie voient une employée en surgir pour avertir que dimanche prochain le village organise une randonnée pédestre avec repas à la clé. Et certains parmi vous le savaient déjà ? Pour l’instant, troquons nos grosses chaussures  contre les mocassins de ville, plus légers. La semaine prochaine, on verra.

Dernières images rassemblées à la hâte, de tête. Le groupe de personnes qui papotaient on ne sait de quoi, c’est fait. Ah, oui le passage du pont à l’entrée de Croignon. Les rivières se sont remises à couler d’abondance. C'est à cause  des dernières pluies. Au départ, ce matin, avant de passer la Garonne à Langoiran, les vignes étaient inondées.  Les quais de Langoiran aussi. Spectacle. Sur la fin de la randonnée il y a une demi-heure à peine, le chemin était bien boueux. Il a fallu éviter quelques grandes flaques et il faudra (encore une fois) brosser les brodequins. C’est un matériel qui nous  torture mais qu’on soigne depuis le Moyen Age (au moins !).

 

      

 

      

Le matin, sur ce même parking de la mairie de Croignon, il faisait plus frais. Mais le soleil était déjà là. J’ai la mémoire qui flanche : le départ, l’arrivée, tout ça se confond un peu. Ce qu’il y a  de certain c’est que la fraicheur ne nous a pas quittés, malgré le soleil partout présent. Même les prairies étaient couleur vert-frais, et les sentiers, par endroits transformés en petits ruisseaux, pouvaient abriter des batraciens qu'on pouvait supposer avoir été plongés tour à tour dans un pot de peinture noire, puis dans un autre, jaune : des salamandres aux couleurs éclatantes. Et de la couleur il y en avait tout le long de la rando. Sur le chemin de Vireli par exemple, entre Cursan et Moulinot. Des petites fleurs jaunes qui  faisaient concurrence aux balises, des petites fleurs bleues qui se faisaient concurrence entre elles. Certaines connues, les muscaris, d’autres complètement méconnues (mais la fleuriste a bien dû s’informer depuis sur la façon de les nommer, n’est-ce pas ?). Et d’autres fleurs encore, blanchâtres et comme malades, poussées dans le terreau des feuilles mortes d’automne. Ç’aurait pu être une balade pour botanistes, courte et peu épuisante. Rencontrer des fleurs incite à la rêverie.

 

              

 

 

Mais on n’est pas des petits Chaperon Rouge, même si le rouge est dominant dans la compagnie,  il ne fallait  pas se laisser séduire par les fleurs du chemin, éviter que les ouailles ne s’égaillent dans les bois  verts. Même sans attendre  qu’un   loup vienne vous conter fleurette, il est préférable de s’attendre à tout. A peine sorti du bois certains loulous, pour donner le change, esquissent des pas de danse l'air de rien.   Or, ceci n’est pas un conte ! Il faut penser aux routes à faire traverser par une troupe toujours gauloise, à la carte qu’on ne doit pas quitter de l’œil. Il a fallu ne pas se perdre en traversant les vignes noyées pour arriver à « Fonteloup »,  s’éloigner de la départementale bruyante en choisissant d’écraser quelques orties à travers champs jusqu’à « Petit-Jean » et « La Faucille », monter jusqu’au lieu-dit « Guiton » bordé de belles maisons, gravir, avant rejoindre Cursan, quelques courbes de niveau au lieu dit « La Grave ». Il y avait une borne géodésique au « Planier », mais je ne l’ai pas vue. Entre la carte et le territoire il y a toujours des différences inévitables : et s’il fallait avoir l’œil à tout !

D’ailleurs les chiens nous en empêcheraient. Ça aboie à qui mieux-mieux, ça court dans tous les sens devant les grillages (heureusement pour ces vagabonds - les randonneurs -, que certains sédentaires ont le sens de la propriété chevillé au corps). Mais voilà que « l’Homme » intervient (enfin !) pour ramener l’ordre… On va voir ce qu’on va voir ! On va entendre ce qu’on va entendre ! La voix du maître retentit, toute gonflée d’autorité. Ce qui a pour effet d’exciter les chiens à gueuler plus fort que lui et à courir plus frénétiquement encore : ils ne doivent pas avoir d'oreillette avec la traduction simultanée ! Le petit chien du voisin décide de s’y mettre (y a pas de raison !) mais le jardinier pépère qui s’activait secrètement dans un coin dit un mot et le chien nous regarde avec des yeux attendris. Pendant que nous nous éloignons ça donne encore de la voix dans l’enclos précédent. L’apprentissage est une longue patience.

                    

 

               

« La troupe s’est-elle arrêtée, au moins un instant ? » 

Pour répondre, retournons à la case « mémoire ». Oui !  C’était dans un sous-bois. On (An) a même proposé un café chaud. Certains ne se sont pas fait prier. 

« A-t-on rencontré des difficultés particulières ? »

Euh… Ben, à part la rencontre de « Vététistes », qui ne sont pas en principe des gens difficiles et de « cyclistes » qui nous ont aimablement salués, non pas trop de difficultés.

Parmi les élèves il y a les doués et les sous-doués,  le RTT  (euh, pardon le RDD)  prétend (?) être un électron libre.

Electroniquement vôtre.

Le Randonneur Des Dimanche 

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