BEAUTIRAN L'ISLE-SAINT-GEORGES La rando découverte du 9 septembre
On est parti, il faisait gris. On a traversé les rues de Beautiran en troupeau débandé.
On a pris vivement le chemin du vivier puis le chemin de Belle Croix qui nous a fait longer un palu vaseux ou gigotaient quelques écrevisses. Parmi nous, les uns, en reconnaissant des parcours déjà empruntés, ont voulu (mais en vain) les faire emprunter aux autres. Après quelques rangées de vigne on a débouché sur le chemin des Palus qu’on a longé en file indienne, mais à gauche. « Voiture ! Voiture ! » (ça c’est la voix de C.S. que vous reconnaissez facilement). Quelques fossés ont récemment été si bien récurés que, par endroits, le bitume en est abîmé. On a évité L’Isle Saint-Georges dont on apercevait le clocher sur notre droite. Et après avoir pris le chemin de Palanguelongue on a passé au dessus du pont qui, aux environs de Verderas, enjambe le Saucats.
On a bravement suivi le cours de ses eaux claires où se sont abrités quelques gardons. En arrivant près de la voie de chemin de fer certains se sont retournés croyant entendre le sifflet du chef de gare. Mais non ! On a traversé une jeune peupleraie. Le soleil est revenu. Ne voyez pas de relation de cause à effet. Il a fallu passer un gué : l’eau était si basse qu’il y avait à peine de quoi humecter le bout d’un orteil. Là on peut trouver sur la droite les ruines d'un ancien Moulin si on cherche. Pas de quoi en faire un patrimoine. On a trouvé au détour d'un chemin un dépôt d'ordures sauvage ou plutôt faudrait-il dire un dépôt d'ordures de sauvages (mais je ne veux pas me mettre mal avec les cannibales que par ailleurs j'estime beaucoup).
On a retrouvé le chemin du Thion. Au croisement avec un autre chemin on a fait une photo du groupe (ça pourra toujours servir). On a traversé la route qui porte le doux nom de Robert Algayon (c’était qui ? un chef d’entreprise ?), emprunté un petit bout de la route du Pont d’Hostens et enfin rejoint le stade de Beautiran. Là on a eu un bref moment d'égarement : naviguer dans les vignes du seigneur n'est pas sans conséquence ! Il y a d'ailleurs un chemin des vignes qu’on a coupé, une voie ferrée qu’on a longée par l’allée de Beauchêne, rattrapé un tronçonn de la rue Pezeau et emprunté le « chemin des landes » qui est un vestige d’une ancienne voie ferrée. On a retrouvé le chemin du vivier après avoir perdu "L.": qui sait si "L." ne s'est pas envolée?
Et la mairie de Beautiran est apparue à nos yeux.
Quand on est en queue de peloton on entend rien de ce qui se dit, on ne voit que le paysage qui verdoie, la route qui poudroie et le groupe devant soi.
Le RDD
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